© François Bouvard Architecte / Sébastien Andréi Photographe

Le bois modifié Accoya® habille d’un élégant damier noir les façades de la centrale biomasse de Saint-Pierre-des-Corps réalisée par l’architecte François Bouvard. Le bois a reçu une finition saturateur noir et a été choisi pour son exceptionnelle stabilité et sa grande durabilité de plus de 50 ans en extérieur.

Le damier habille la partie haute du bâtiment

Une centrale biomasse recouverte d’un jeu de damier réalisé en bois massif Accoya®. Pour la création de la centrale biomasse de Saint-Pierre-des-Corps, signée par l’architecte François Bouvard, le choix des matériaux s’est porté sur le béton et le bois Accoya®. Cette centrale, qui jouxte l’ancienne centrale gaz, est située en pleine ville, en lisière d’un petit parc urbain. L’architecte a souhaité apposer sur la partie supérieure du bâtiment un damier en bois massif Accoya®, faisant apparaître à travers une ossature métallique la façade en béton.

La vêture Accoya® apparaît en premier plan de la façade en béton matricé

Les damiers en bardage Accoya®, usinés et teintés par le fabricant Norsilk, ont été conçus par un assemblage spécifique comprenant deux lames de 135 mm de large insérées dans la structure métallique et qui s’emboitent au moyen de rainures et languettes, afin de former un panneau de largeur 270 mm. Norsilk et le distributeur Peltier bois CFA ont ainsi livré plus de 350m2 de lames Accoya® au poseur La Charpente Thouarsaise.

Chaque bardeau est le résultat de l’assemblage de deux planches de bois Accoya®

Un damier en bois Accoya® teinté en noir pour un aspect bois brûlé. La centrale biomasse permet de fabriquer de l’électricité grâce à la chaleur dégagée par la combustion de plaquettes de bois de provenance locale (moins de 100 km) apportées sur le site par camions. Comme un clin d’œil à la fonctionnalité du lieu, l’architecte a souhaité donner un aspect bois brûlé au damier.

Un saturateur TEKNOS de couleur noire a été appliqué pour donner un effet bois brûlé comme dans les traditions ancestrales, laissant apparaître les veines de bois en transparence. Bien que les finitions foncées montent en température et sollicitent fortement le bois, les lames en bois massif Accoya® ne tuilent pas et résistent parfaitement aux déformations grâce à leur stabilité dimensionnelle hors du commun.

© François Bouvard Architecte / Sébastien Andréi Photographe

Le bois Accoya® choisi pour sa durabilité et sa stabilité

L’excellence résistance à la pourriture et à la déformation ont été les critères déterminants pour le choix de ce bois massif haute performance. En effet, la centrale qui est actuellement en cours d’exploitation par un prestataire privé, doit revenir à la mairie à la fin du contrat de la délégation de service public, après 24 ans. Il est donc essentiel que le bâtiment soit dans le meilleur état possible afin de ne pas occasionner de coût d’entretien supplémentaire à la collectivité.

Or, seul le bois Accoya® possède une telle durabilité de classe 1 et une classe d’emploi 4 tout en offrant une stabilité sans faille. En outre, il se marie très bien avec des finitions, même foncées, comme ici avec l’application du saturateur noir pour teinter le bois. David Orkiszewski, de Norsilk, ajoute : « Le bois Accoya® comporte des qualités indéniables, notamment la pérennité et la fiabilité du matériau dans le temps, son aspect esthétique sans nœud et son procédé respectueux de l’environnement avec un matériau issu de ressources durables ». L’intégration paysagère est un critère déterminant pour cette centrale située en pleine ville, en lisière d’un parc urbain.

Une chaufferie intégrée dans le paysage urbain

La centrale biomasse est située dans un quartier pavillonnaire, à Saint-Pierre-des-Corps, en Indre-et-Loire. Elle est accolée à l’ancienne centrale gaz, qui a été conservée après avoir été rénovée. Ce bâtiment de 18m par 30m date des années 70. En béton brutaliste, il était à la tête d’un réseau de chaleur pour alimenter les logements de la ville. Avec la création de la centrale biomasse, l’objectif de la mairie était de passer à une majorité d’énergie renouvelable, afin de couvrir deux objectifs : réduire l’usage des énergies fossiles et baisser le coût du chauffage pour les habitants.

Pour l’architecte François Bouvard, « les enjeux de création de la centrale biomasse étaient multiples : intégration urbaine, architecturale, paysagère et humaine ». Au-delà de la qualité architecturale de l’ensemble, les fonctionnalités ont été pensées pour l’intégration dans le tissu urbain, avec notamment une bonne isolation acoustique pour protéger les riverains de la nuisance sonore occasionnée par les livraisons de plaquettes de bois. Ainsi par exemple, un tunnel de béton a été créé entre les deux centrales gaz et biomasse pour faire entrer et décharger les camions. Des jeux de lumières pour une chaufferie intégrée dans le paysage, même la nuit.


Pour plus d’informations : www.accoya.com

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