©Spie batignolles

MURE, acronyme pour Multi-Recyclage des Enrobés, est un projet national né de l’initiative de l’Institut pour la Recherche Appliquée et l’Expérimentation en génie civil (IREX), lequel dispose d’un appui du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie.

Malet, filiale du groupe Spie batignolles et acteur de référence dans le domaine des travaux routiers, est engagée en partenariat avec le Muretain Agglo et la ville de Portet-sur-Garonne dans ce projet depuis le lancement des programmes de recherche en 2014.

Dans ce cadre, Malet a entrepris un chantier pour le Muretain Agglo concernant la réfection d’une chaussée de 1 000 m² sur la commune de Portet-sur-Garonne.

Débutée en août 2016, l’expérimentation s’est poursuivie en avril 2018 avec l’organisation d’une seconde phase de vieillissement accéléré de la chaussée. En septembre 2018, les équipes de Malet ont procédé à un nouveau cycle de vieillissement, tel que prévu dans le projet MURE, pour finaliser l’expérimentation.

Démontrer la pratique conjointe de l’abaissement de température et du multirecyclage

La diminution des températures de fabrication et de mise en œuvre des enrobés ainsi que l’utilisation des Agrégats d’Enrobés issus de la déconstruction des anciennes chaussées constituent des démarches engagées par la profession en faveur du développement Durable.

Poursuivant l’objectif d’assurer une meilleure maîtrise de ces 2 aspects, la profession s’est organisée au travers du projet national MURE.

Sur le principe du travail collaboratif, chaque partenaire apporte sa propre contribution en fonction de son activité, qu’elle concerne le développement de nouveaux enrobés, la réalisation des routes ou la gestion d’infrastructures routières.

Présentation du dispositif de tests

En phase 1 d’expérimentation, Malet a réalisé au cours de l’été 2016 le chantier de réfection d’une chaussée dans une zone d’activité enregistrant un trafic très dense, représentant dans le cadre du projet MURE un « terrain » de test à forte valeur ajoutée.

Dans une approche plus technique, ces contraintes importantes imposent l’utilisation d’un bitume spécifique chargé en polymère ce qui ouvre le domaine d’expertise du projet. Le programme scientifique qui accompagne ces chantiers démonstratifs a pris acte de cet ajustement de formule pour apporter le maximum de réponses aux interrogations.

Pour cette première phase, la comparaison a été effectuée entre des enrobés avec et sans agrégats d’enrobés, mais aussi entre une production aux températures usuelles et une production avec un abaissement de température d’environ 30°C.

La seconde phase du projet a concerné le vieillissement accéléré de la chaussée. Il a été effectué par une machine de thermo-régénération, arrivée d’Allemagne. Le principe est simple : il s’agit de chauffer fortement l’enrobé (que l’on a raboté au préalable) de manière à faire vieillir le bitume qu’il contient.  Cette démarche a permis aux équipes de Malet de simuler l’exploitation d’une chaussée après 15 ans d’utilisation.

Après un protocole bien calé en amont sur le nombre de passages nécessaire de la machine, sous le contrôle du CEREMA et du Laboratoire GRACCHUS, l’enrobé vieilli a été à nouveau introduit dans une nouvelle production, puis mis en œuvre.

Une troisième phase s’est déroulée en septembre sur la même section, consistant donc en un nouveau rabotage et vieillissement selon le même protocole et avec la même machine de thermo-régénération. Ainsi, les sections que le CEREMA pourra désormais analyser dans le temps seront constituées d’enrobés avec ou sans agrégats. Parmi ces agrégats, il sera possible de faire la différence entre ceux qui auront subi un vieillissement naturel et ceux qui auront subi 3 cycles de vieillissement.

A l’issue de cette expérimentation, si tous les indicateurs sont au vert, la profession pourra définitivement valider le réemploi de ces chaussées indéfiniment dans une démarche d’économie circulaire, dans laquelle le secteur routier est fortement impliqué depuis plusieurs années.

Le groupe Spie batignolles, au travers du travail mené par son entité Malet, le Muretain Agglo et la ville de Portet-sur-Garonne, sont particulièrement fiers d’apporter leur contribution dans un projet de recherche d’ampleur nationale, visant à inscrire de nouvelles techniques d’infrastructures routières dans les exigences environnementales de la COP 21.


Pour plus d’informations : http://www.spiebatignolles.fr

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