(crédit : Colas – Manuel Lagos Cid)

Colas s’est associé à la start-up auxerroise RB3D, spécialisée dans la robotique collaborative (appelée « cobotique »), afin de concevoir un exosquelette d’assistance à l’effort au service de ses compagnons.

Après plusieurs prototypes testés sur le terrain, la quatrième version (4.2) de l’outil a été présentée le 16 mars au Campus Scientifique et Technique du Groupe. Elle sera déployée en 2018 dans les agences en France et à l’international (Danemark, Suisse, Belgique et Australie), avec une série de trente exemplaires.

Baptisé ExoPush, ce râteau « cobotisé » est destiné aux compagnons chargés de mettre en œuvre manuellement l’enrobé sur la chaussée. Ce poste, très physique, qui ne peut être mécanisé sur les chantiers urbains, demande puissance et endurance. Un métier de tireur au râteau qui a très peu évolué depuis plus de 80 ans et qui nécessitait un bond technologique pour améliorer les conditions de travail des opérateurs au quotidien.

Limiter les efforts et préserver le capital santé

L’exosquelette développé par RB3D et Colas permet aux compagnons de limiter les efforts physiques répétitifs et de préserver leur capital santé tout au long de leur carrière. Grâce à cet outil facile à prendre en main, les collaborateurs peuvent ainsi pousser et tirer jusqu’à 50 kilos grâce à des technologies issues du domaine de la robotique : un manche détecte l’intention de l’utilisateur et amplifie son geste, une jambe reporte les efforts aux sols pour améliorer la posture et le confort de l’utilisateur…

Réinventer le BTP grâce à l’open innovation

Le lancement de la pré-série d’exosquelettes et les huit mois d’expérimentation menée dans dix agences de Colas (France, Suisse, Danemark et Belgique) ont bénéficié du modèle d’open innovation choisi par le Groupe. Les différents prototypes de l’ExoPush sont le fruit du co-développement des compagnons de Colas sur le terrain, des experts du Groupe et des ingénieurs en robotique de RB3D.

Lors des différentes phases de recherche et de développement, les tests sur le terrain ont toujours été au cœur du processus de conception. Grâce aux retours des collaborateurs « bêta-testeurs », l’exosquelette est notamment passé de 42 kilos à moins de 10 pour plus d’ergonomie et de mobilité.


Pour plus d’informations : www.colas.com

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