Avec 200 kilomètres de nouvelles lignes de métro en rocade autour de la capitale, soit autant que le réseau actuel, le Grand Paris Express va projeter la métropole de Paris dans le XXIe siècle. En transformant les déplacements des habitants et en remodelant les territoires.

Pour VINCI, comme pour tous les acteurs du secteur, les perspectives d’activité sont considérables : dans l’immédiat avec les travaux souterrains et de génie civil, à plus long terme avec les projets de renouvellement urbain autour des nouvelles gares.

Grand Paris Express : le plus grand projet d’infrastructure en Europe

C’est le chantier du siècle en Île-de-France, celui qui va doter la métropole parisienne d’un réseau de transport à la hauteur de sa dynamique de développement. Sous l’appellation de Grand Paris Express, plus de 200 kilomètres de nouvelles lignes de métro (voir carte) vont être construites d’ici à 2030, dont 85 % en souterrain, ainsi que 68 nouvelles gares, interconnectées aux réseaux de transport existants.

Il s’agit bien d’entrer dans le nouveau siècle : après la construction, tout au long du XXe siècle, des réseaux de lignes de métro et de RER en étoile depuis le centre de la capitale, l’objectif est aujourd’hui de réaliser un nouveau réseau en rocade qui rendra possible les déplacements de banlieue à banlieue sans passer obligatoirement par le cœur de Paris. À quoi s’ajouteront des liaisons directes avec les aéroports.

L’enjeu est de taille pour de nombreux franciliens qui habitent ou travaillent dans des territoires aujourd’hui mal desservis par les transports en commun. Ainsi, un étudiant de Clichy-Montfermeil ne mettra plus que 30 minutes pour se rendre à l’université de Créteil, au lieu de 1 h 30 aujourd’hui. Aller de la gare de Lyon à l’aéroport d’Orly ne prendra plus que 25 minutes, contre 50 aujourd’hui.

En phase avec les enjeux environnementaux du XXIe siècle, l’objectif du nouveau réseau est aussi de limiter l’étalement de la métropole parisienne, en densifiant des territoires déjà urbanisés qui seront désormais connectés au cœur de l’agglomération et bénéficieront, autour des nouvelles gares, de projets de requalification urbaine. Au total, le Grand Paris Express transportera 2 millions de voyageurs quotidiens et desservira 6 millions de personnes.

Depuis la consultation internationale

Lancée en 2007, il aura fallu près d’une décennie – et toute une série de lois et de réformes institutionnelles pour créer un nouveau cadre associant les élus et territoires concernés – pour que ce projet hors norme puisse passer de l’ambition à la réalité.

Un établissement public, la Société du Grand Paris, a été créé pour piloter le déploiement et le financement du nouveau réseau. L’investissement, financé par des subventions publiques, des recettes fiscales affectées et des emprunts, s’élève à 25 milliards d’euros pour le Grand Paris Express proprement dit.

S’y ajoutent 8  milliards d’euros pour les travaux de modernisation et d’extension des réseaux existants menés par le Syndicat des transports d’Île-de-France.

L’impact sur l’emploi est à la mesure du projet : le Grand Paris Express va générer 15 000 emplois directs par an pendant les travaux, et plus de 115 000 emplois indirects grâce à la croissance économique suscitée par le nouveau réseau. En particulier sur les 140 kilomètres carrés de territoires qui seront directement impactés par les 68 gares, soit une fois et demie la superficie de Paris. Quant au calendrier, il vient de se resserrer avec la désignation de Paris comme ville hôte des Jeux olympiques de 2024. La majeure partie des lignes, dont celles qui desservent les aéroports de Roissy et d’Orly, devront être mises en service fin 2023, et non en 2024 comme prévu initialement.

« C’est une opportunité exceptionnelle pour les entreprises du Groupe, car entre le Grand Paris Express, les extensions de lignes de tramway en cours et la remise à niveau des réseaux actuels et du RER en particulier, la région parisienne est en train de concentrer un volume de travaux sans précédent », souligne Robert Bello, directeur délégué d’Eurovia Île-de-France – Normandie, et animateur du club pivot Île-de-France de VINCI.

C’était le cas en particulier de la consultation Internationale « Inventons la métropole du Grand Paris ». Lancée ces derniers mois par l’État, la Métropole du Grand Paris et la Société du Grand Paris, elle invitait des groupements d’entreprises à imaginer à partir d’une feuille blanche des projets d’aménagement complets pour 57 sites (friches industrielles, anciens équipements publics, entrées de ville…), en privilégiant l’innovation urbaine « verte » et multi-usages. VINCI a structuré ainsi 23 groupements qui ont répondu à l’appel à projets, dont 18 ont été retenus pour la phase finale.

Par ailleurs, Soletanche Bachy, filiale de VINCI Construction et l’un des leaders mondiaux des fondations spéciales, qui travaille avec tous les groupes de construction en France et à l’international, intervient sur d’autres chantiers de la ligne 15, aux côtés de Bouygues Travaux Publics : la construction de la gare de Fort d’Issy-Vanves-Clamart, premier chantier du Grand Paris Express lancé en mars 2016, le tronçon T2A, entre les gares Villejuif Louis-Aragon et Créteil-L’Échat, et le tronçon T3A, entre Sèvres et la gare de Fort d’Issy-Vanves-Clamart.

L’échelle de certains projets est telle que le regroupement des forces est une nécessité pour les constructeurs, y compris pour les majors. Ainsi, VINCI et Bouygues Travaux Publics ont remis une offre commune pour un méga-lot de la ligne 16, qui porte sur 19 kilomètres de tunnels et inclut de surcroît, à la différence des lots déjà attribués, les travaux d’équipement des voies. La décision finale concernant l’attribution de ce méga-lot est aujourd’hui attendue pour fin 2017.

« Il faut s’imaginer qu’il y aura jusqu’à 24 tunneliers en fonctionnement en même temps en 2020 », souligne Patrick Kadri. Pour l’heure, entre les réponses aux appels d’offres en cours, les études d’exécution pour les projets remportés et la préparation ou le lancement des premiers travaux, la pression monte autant sur le plateau de Chevilly-Larue que sur le chantier du lot T3C qui démarre sur tous les fronts.

La mobilisation est forte également du côté de VINCI Immobilier, qui a soutenu la majorité des projets présentés par le Groupe dans le cadre de la consultation « Inventons la métropole du Grand Paris ». « C’est une situation nouvelle où les collectivités nous délèguent des missions traditionnellement dévolues aux aménageurs et nous demandent même d’aller au-delà en imaginant l’habitat et la ville de demain », commente Patrick Supiot, directeur général Immobilier d’entreprise et Aménagement de VINCI Immobilier.


Pour plus d’informationswww.vinci.com

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