À l’occasion de la publication du bilan prévisionnel pluriannuel commun de la demande de gaz en France, GRDF, GRTgaz, le SPEGNN et TIGF estiment qu’il est possible de porter à 30% la part du gaz renouvelable dans la consommation finale de gaz1 en France en 2030.

Dans ce scénario « volontariste »2, le gaz renouvelable pourrait en effet atteindre 90 TWh dès 2030. Les opérateurs de réseaux gaziers soulignent à ce titre la nécessité de mesures d’accompagnement ciblées afin d’accélérer le développement des installations de production de biométhane, soutenir la filière gaz dans la mobilité et favoriser l’essor de nouvelles générations de gaz renouvelables.

Des gains d’efficacité énergétique au profit du consommateur final

En 2016, la consommation de gaz en France3 a représenté 487 TWh (+5% par rapport à 2015), dont environ 50% dans les bâtiments résidentiels et tertiaires, 34% dans l’industrie et 15% dans la production d’électricité. Hors production d’électricité, selon le scénario de référence, la consommation totale de gaz pourrait évoluer à la baisse de 1,2%/an, passant de 413 TWh en 2016 à 364 TWh en 2035.

Cette perspective de baisse globale de la consommation provient principalement de gains en matière d’efficacité énergétique et du déploiement d’équipements plus performants et plus sobres en énergie. Sur la période 2016-2035, en maintenant la réglementation thermique équilibrée, le nombre de logements chauffés au gaz devrait progresser d’environ 1,6 million et les surfaces tertiaires chauffées au gaz pourraient croître de 92 millions de m2.

Mobilité gaz : le gaz carburant, une solution concrète pour améliorer la qualité de l’air

Les nouveaux usages du gaz, dont la mobilité et la conversion fioul-gaz de sites industriels, constituent des relais de croissance de la demande de gaz. Les atouts économiques et environnementaux du gaz carburant, grâce à de moindres émissions de CO2 et la quasi absence de rejet de particules fines ( -95% par rapport à la norme Euro VI), répondent dès aujourd’hui aux nouvelles exigences politiques en matière de mobilité durable ainsi qu’aux attentes des utilisateurs, collectivités et entreprises.

En 2016, la consommation de gaz des 15 000 véhicules a représenté 1 TWh, tirée par la consommation du segment des poids-lourds. D’ici 2035, la mise en place de mesures incitatives en faveur du BioGNV (biométhane carburant) est une condition nécessaire pour permettre un déploiement significatif du parc de véhicules. En 2035, la consommation d’un parc compris entre 300 000 et 1 million de véhicules pourrait représenter environ 10% de la demande de gaz.

Un fort potentiel de demande de gaz pour la production d’électricité à horizon 2035

La trajectoire de demande de gaz pour la production d’électricité s’établit à un niveau supérieur à 90 TWh en 2035. Le niveau de demande se situe dans un contexte d’incertitudes relatif à l’évolution de la part du nucléaire et des énergies renouvelables dans le parc de production d’électricité. Le scénario retenu illustre la réalité du soutien que le système gazier peut apporter à l’équilibrage du système électrique en raison notamment du développement de l’électricité renouvelable sur la base d’une complémentarité des systèmes énergétiques.

Méthodologie du bilan prévisionnel pluriannuel 2017-2035

Ce bilan est un document de référence sur les perspectives d’évolution de la consommation de gaz naturel et la production de gaz renouvelable. Cette vision prospective des opérateurs de réseaux présente 3 scénarios : un scénario A de référence en ligne avec les objectifs de la programmation pluriannuelle de l’énergie, un scénario B

« Volontariste » et un scénario C « pessimiste ». Le bilan prévisionnel pluriannuel 2017 – 2035 constitue un outil de transparence visant à éclairer le dialogue sur les enjeux stratégiques liés aux systèmes énergétiques de demain.


1 La consommation finale de gaz correspond à la consommation de gaz lorsque l’on considère l’énergie au stade final de la chaîne de transformation de l’énergie, c’est-à-dire au stade de son utilisation par le consommateur final.

2 Trois scenarii sont étudiés dans le bilan : un scénario A dit « de référence » en ligne avec les objectifs de la programmation pluriannuelle de l’énergie, un scénario B « volontariste » et un scénario C « pessimiste ».

3 Données corrigées du climat


Pour plus d’informationswww.grtgaz.com – www.tigf.fr – www.grdf.fr

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