Alors que se sont achever les 31èmes jeux olympiques de l’ère moderne en 2016, le judo, plus que d’autres sports, est aujourd’hui perçu comme une discipline impliquant rigueur morale et  sens de l’effort. C’est pour cette raison que nombre de parents inscrivent chaque année leurs enfants dans les clubs locaux. 

Ce que peu d’entre eux savent, c’est que cet art martial intègre un code moral sophistiqué, construit sur les valeurs que prônaient jadis les samouraïs, ces guerriers qui ont dominé le Japon du début du 12ème au 19ème siècle.

Petite introduction à ces règles implicites que respecte tout bon judoka.  

Mais qu’est-ce qu’un code moral ? Dans les grandes lignes,  il s’agit d’un ensemble de règles de bonne conduite, de conventions qui s’appliquent dans un environnement donné. Pour le Judo, art martial japonais créé par Jigoro Kano en 1882, le code moral constitue un pilier fondamental. Cela s’explique par le fait que le judo est bien plus qu’un sport de combat. Il s’agit d’une discipline qui allie physique et mental. La légende raconte d’ailleurs que, lors d’un hiver rigoureux,  Jigoro Kano s’inspira du spectacle de la végétation couverte de neige pour établir les principes fondateurs du judo. En effet, il compara l’influence du poids de la neige, tour à tour, sur un cerisier et sur des roseaux. Rigides, les branches de cerisiers ont cassé alors que les roseaux, usant de leurs souplesses, se sont libérés de leur fardeau. Le Judo, littéralement, « la voie de la souplesse », était né.

En France, Dojos*, tatamis* et Judogis (ou kimonos) ne sont apparus qu’à la fin de la première moitié du XXème siècle. Plus précisément, c’est en 1946 que messieurs Mikinosuke Kawaishi, japonais expatrié en France, et  Paul Bonet-Maury ont créé la Fédération Française de Judo et Jiu-Jitsu*. C’est ensuite dans les années 50 que les premières compétitions ont été organisées en Europe. Le Judo fait partie des disciplines olympiques depuis les jeux de Tokyo en 1964 pour les hommes et depuis ceux de Séoul en 1988 pour les femmes. A présent, c’est la Fédération Française de Judo et Disciplines Associées (FFJDA) qui œuvre aux destinées de ce sport et de ses quelque 605 000 licenciés (chiffres INSEE au 31/12/2015).

Jonathan Stocker – BTP Gallery


Pour plus d’informations : www.ffjda.fr

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